Calais : ce que les diagnostics révèlent des échéances locatives de 2025 à 2034
À Calais, les classes F et G représentent 1 137 diagnostics enregistrés, soit 8,8 % de la base locale. L’analyse du 11 octobre 2026, fondée sur l’extraction ADEME du 28 septembre, éclaire les échéances énergétiques applicables à la location.

1 137 diagnostics enregistrés à Calais portent une étiquette F ou G, soit 8,8 % de la base locale. Pour les bailleurs, cette proportion renvoie à deux temporalités différentes : depuis le 1er janvier 2025, les logements G ne satisfont plus le critère de décence énergétique pour un nouveau bail en métropole ; l’échéance prévue pour les F est 2028. Publiée le 11 octobre 2026, cette analyse s’appuie sur la dernière extraction ADEME utilisée, datée du 28 septembre 2026. Son actualité tient à cette mise à jour des données et à leur lecture locative, sans permettre de compter directement les logements loués concernés.
À Calais, 305 diagnostics G face au critère applicable depuis 2025
| Étiquette DPE | Diagnostics enregistrés à Calais |
|---|---|
| A | 29 |
| B | 291 |
| C | 3 874 |
| D | 4 759 |
| E | 2 792 |
| F | 832 |
| G | 305 |
La classe G rassemble 305 diagnostics, soit 2,4 % des enregistrements locaux. C’est la catégorie pour laquelle l’échéance mentionnée est déjà passée à la date de cette publication. La conséquence concrète donnée par le cadre national concerne le nouveau bail : un logement classé G ne satisfait plus le critère de décence énergétique depuis le 1er janvier 2025. Il serait pourtant incorrect d’en déduire que 305 logements locatifs calaisiens sont dans cette situation. La base dénombre des diagnostics, peut enregistrer plusieurs fois un même logement et ne fournit pas ici la répartition entre logements loués et autres situations. Le chiffre mesure donc une présence dans le corpus, non un volume de locations.
- G : 305 diagnostics enregistrés, soit 2,4 % ; le critère de décence énergétique pour un nouveau bail n’est plus satisfait depuis le 1er janvier 2025.
- F : 832 diagnostics enregistrés, soit 6,5 % ; l’échéance prévue en métropole est 2028.
- E : 2 792 diagnostics enregistrés, soit 21,7 % ; l’échéance prévue en métropole est 2034.
2028 : les 832 diagnostics F donnent une autre mesure de l’enjeu locatif
La prochaine échéance fournie pour la location concerne les logements F en 2028. À Calais, cette classe apparaît dans 832 diagnostics enregistrés, soit 6,5 % du total. Elle occupe donc une place plus importante que la classe G dans la base analysée. Pour un bailleur dont le logement est classé F, la lecture du calendrier diffère de celle d’un logement G : l’échéance indiquée reste à venir au 11 octobre 2026. Les données ne décrivent cependant ni les projets des propriétaires, ni les transformations déjà engagées, ni une trajectoire future des étiquettes. Elles situent la classe F dans le corpus disponible, sans annoncer combien de logements conserveront cette étiquette en 2028.
Réunir F et G reste utile pour mesurer leur poids commun : 1 137 diagnostics, soit 8,8 % des enregistrements. Mais ce regroupement ne doit pas effacer la différence de calendrier entre les deux classes. Présenter l’ensemble comme déjà concerné par l’échéance de 2025 donnerait une lecture erronée de la situation. À l’inverse, évoquer uniquement 2028 ferait disparaître le critère déjà applicable aux G pour un nouveau bail. Pour les bailleurs locaux, la donnée collective prend ainsi son sens lorsqu’elle est rapprochée de l’étiquette du logement considéré et de l’échéance correspondante, plutôt que lorsqu’elle est traitée comme un nombre global de biens actuellement indisponibles à la location.
2034 : la classe E représente 21,7 % des diagnostics calaisiens
Avec 2 792 diagnostics enregistrés, la classe E représente 21,7 % de la base locale. L’échéance prévue en 2034 concerne donc une catégorie davantage représentée dans ce corpus que les classes F et G réunies. Ce constat élargit la lecture locative : l’analyse ne se limite pas aux étiquettes soumises aux échéances les plus proches. Pour les bailleurs de logements E, 2034 constitue l’horizon réglementaire fourni, distinct de 2025 et de 2028. Cette différence ne permet toutefois de déduire ni un programme de travaux, ni un coût, ni la future étiquette d’un logement. Les seuls effectifs par classe ne décrivent pas les possibilités d’évolution des biens concernés.
Le poids de la classe E invite surtout à conserver une lecture par échéance, sans transformer la base actuelle en projection du parc locatif de 2034. Les 2 792 enregistrements ne sont ni 2 792 baux, ni nécessairement 2 792 logements distincts. Rien dans les faits disponibles ne permet non plus de connaître leur statut d’occupation ou leur devenir à cette date. La portée concrète du chiffre est plus circonscrite : parmi les diagnostics enregistrés à Calais, une part importante porte une étiquette associée à l’échéance la plus lointaine du calendrier fourni. Cette présence mérite d’être distinguée des F et G, plutôt qu’absorbée dans une catégorie sans distinction de date.
12 882 enregistrements : comment lire la base du 28 septembre 2026
Le périmètre étudié est celui de Calais, dans le Pas-de-Calais, identifié par le code INSEE 62193. La population communale de référence du jeu local est de 67 571 habitants. La base contient 12 882 diagnostics enregistrés, avec la possibilité qu’un même logement apparaisse plusieurs fois. Cette distinction commande toute la méthode : les pourcentages d’étiquettes décrivent la répartition des enregistrements, pas celle d’un inventaire de logements uniques. La population ne fournit pas davantage un dénominateur permettant d’estimer la couverture du parc immobilier. Rapprocher directement habitants et diagnostics mêlerait deux unités différentes, sans renseigner la proportion des logements calaisiens effectivement représentés dans cette extraction.
La date du 11 octobre 2026 est celle de cette analyse ; celle du 28 septembre 2026 correspond à la dernière extraction ADEME utilisée. Les distinguer évite de présenter les résultats comme un relevé effectué le jour de publication. Il s’agit aussi d’un état des données disponibles, sans série antérieure fournie pour mesurer une hausse ou une baisse des classes E, F ou G. Aucun mouvement du marché locatif, retrait de logement ou changement d’étiquette ne peut être attribué à cette seule photographie. Pour un bailleur, elle constitue un repère collectif local, mais ne remplace pas les informations propres au logement dont il est question.
- A : 29 diagnostics, soit 0,2 % ; B : 291 diagnostics, soit 2,3 %.
- C : 3 874 diagnostics, soit 30,1 % ; D : 4 759 diagnostics, soit 36,9 %.
- E : 2 792 diagnostics, soit 21,7 %.
- F : 832 diagnostics, soit 6,5 % ; G : 305 diagnostics, soit 2,4 %.
Un bâti largement antérieur à 1975, sans équivalence automatique avec F ou G
Les caractéristiques d’âge donnent un contexte aux échéances locatives, sans expliquer à elles seules les étiquettes. Le bâti antérieur à 1975 représente 68,3 % dans les données fournies ; la part antérieure à 1949 est de 30,9 %, et les périodes antérieures à 2001 représentent 90,5 %. La période dominante est 1948-1974, avec 37,4 % du corpus géolocalisé. Ces indicateurs situent l’ancienneté du bâti documenté à Calais. Ils ne permettent pas de ranger un logement dans la classe E, F ou G à partir de sa seule période de construction. Aucun croisement détaillé entre âge et étiquette n’est fourni pour soutenir une telle conclusion.
Pour un bailleur, la distinction entre contexte architectural et résultat énergétique est déterminante dans la lecture des chiffres. Le calendrier fourni repose sur les classes G, F et E, et non sur une date de construction. Un âge fréquent dans le corpus ne constitue donc pas une preuve qu’un logement relève d’une échéance donnée. Par ailleurs, le taux de 37,4 % associé à la période 1948-1974 porte explicitement sur le corpus géolocalisé : il ne faut pas lui attribuer sans précision le même périmètre que les 12 882 diagnostics. Ces réserves empêchent de transformer une caractéristique générale du bâti local en diagnostic individuel ou en explication causale des résultats.
206 kWh/m²/an : un repère médian, pas le résultat de chaque location
La consommation médiane est de 206 kWh/m²/an, la surface médiane de 69 m² et le coût énergétique annuel médian estimé de 1 270 euros. Ces valeurs complètent la répartition des étiquettes, mais répondent à d’autres questions que celle du calendrier locatif. Elles ne sont pas les caractéristiques d’un logement calaisien type qui réunirait nécessairement les trois mesures. Pour un bailleur, le montant de 1 270 euros ne peut notamment être présenté comme la dépense annuelle de chaque logement ou de chaque occupant. Il s’agit d’un indicateur médian estimé, qui ne décrit ni une facture individuelle ni le coût d’une évolution vers une autre classe énergétique.
Le gaz naturel est le chauffage principal mentionné dans l’extraction, avec 6 263 diagnostics. Les maisons individuelles représentent 34,5 % des données fournies. Là encore, ces éléments ne sont pas croisés ici avec les classes énergétiques ou avec le statut locatif. Il serait donc infondé d’attribuer les étiquettes F et G au seul gaz naturel, ou de considérer que toutes les maisons individuelles relèvent des échéances examinées. Les classes C et D, avec respectivement 3 874 et 4 759 diagnostics, sont les plus représentées dans la répartition. Leur présence rappelle que le corpus local ne se résume pas aux catégories visées par les trois dates du calendrier locatif fourni.
Vauxhall, Fontinettes Fleurs et inondation : ce que la lecture locale autorise
Les secteurs IRIS analysés sont Quartier Vauxhall, Calais Nord Notre-Dame, Hôtel de Ville Lafayette, Van Grutten et Fontinettes Fleurs. Leur mention donne un ancrage territorial à l’analyse, mais les faits fournis ne détaillent pas leurs effectifs par étiquette. Aucun de ces secteurs ne peut donc être désigné comme concentrant davantage de locations G, F ou E qu’un autre. Pour les bailleurs, les échéances nationales ne deviennent pas ici un palmarès de quartiers : la base présentée ne permet ni de comparer leur exposition locative au calendrier, ni d’attribuer une performance énergétique à un logement en raison de son seul secteur.
Géorisques recense quatre familles de risques : inondation, séisme, risque industriel et transport de marchandises dangereuses. La zone sismique est non renseignée et le potentiel radon est de 1. Ces informations complètent le contexte local, sans fournir un lien entre les risques et les classes énergétiques. Elles ne permettent pas davantage d’affirmer que chaque logement ou chaque secteur cité présente la même exposition. Dans une analyse destinée aux bailleurs, garder ces registres séparés évite une confusion : les échéances locatives exposées sont liées aux étiquettes G, F et E, tandis que les familles de risques recensées décrivent un autre ensemble d’informations territoriales.
- Secteurs analysés : Quartier Vauxhall, Calais Nord Notre-Dame, Hôtel de Ville Lafayette, Van Grutten et Fontinettes Fleurs.
- Familles recensées par Géorisques : inondation, séisme, risque industriel et transport de marchandises dangereuses.
- Précisions disponibles : zone sismique non renseignée ; potentiel radon de 1. Aucun classement énergétique par secteur n’est fourni.
Location ou vente : deux cadres à ne pas superposer pour les bailleurs
Le calendrier de décence énergétique en location ne doit pas être confondu avec le champ de l’audit énergétique réglementaire à la vente. Celui-ci concerne les maisons individuelles et les immeubles en monopropriété classés E, F ou G en métropole, la classe E étant concernée depuis le 1er janvier 2025. La présence de maisons individuelles dans les données locales donne un contexte à cette distinction, mais ne chiffre pas les ventes concernées. Les 34,5 % de maisons ne sont pas ventilés ici par étiquette ni par projet de vente. La seule appartenance à cette catégorie de bâti ne permet donc pas de déduire un nombre d’audits.
Au terme de cette lecture, la conséquence pour les bailleurs calaisiens tient à une distinction précise entre situation individuelle, échéance et mesure collective. Pour un nouveau bail, le critère indiqué s’applique déjà aux G depuis 2025 ; les échéances prévues pour F et E sont respectivement 2028 et 2034. L’extraction documente le poids de ces classes dans les diagnostics enregistrés, sans compter les propriétaires concernés ou les logements locatifs uniques. Elle ne permet pas non plus de promettre un résultat après travaux. L’apport de cette mise à jour est ainsi de rendre lisible le calendrier à partir des données locales, tout en conservant les limites de ce qu’elles mesurent.
Questions fréquentes
Les 1 137 diagnostics F et G correspondent-ils à autant de logements loués à Calais ?
Non. Il s’agit de diagnostics enregistrés, soit 8,8 % de la base locale. Un même logement peut apparaître plusieurs fois et la répartition entre logements loués et autres situations n’est pas fournie.
Quelles dates concernent les logements G, F et E en location ?
En métropole, les logements G ne satisfont plus le critère de décence énergétique pour un nouveau bail depuis le 1er janvier 2025. Les échéances prévues concernent les logements F en 2028 et E en 2034.
L’audit énergétique réglementaire cité concerne-t-il la location ?
Le cadre fourni concerne la vente des maisons individuelles et des immeubles en monopropriété classés E, F ou G en métropole, avec la classe E concernée depuis le 1er janvier 2025. Il est distinct du calendrier de décence énergétique en location.