À Calais, la photographie des DPE révèle un parc ancien où la classe D domine

Publié le 24 septembre 2026 10 min de lecture

L’extraction ADEME du 18 septembre 2026 rassemble 12 882 diagnostics enregistrés sur le périmètre de Calais, sans correspondre à autant de logements uniques. La classe D domine avec 36,9 % des enregistrements, tandis que les classes F et G réunies en représentent 8,8 %.

À Calais, la photographie des DPE révèle un parc ancien où la classe D domine — Calais

Une photographie locale actualisée, pas un recensement des logements

Étiquette DPEDiagnostics enregistrés à Calais
A29
B291
C3 874
D4 759
E2 792
F832
G305
Source : ADEME, base DPE logements existants, extraction du 2026-09-18.

Au 24 septembre 2026, la dernière photographie officielle utilisée pour cette analyse de Calais repose sur une extraction ADEME datée du 18 septembre. Son intérêt local tient à une combinaison précise : une classe D dominante, une présence importante de la classe E et un corpus géolocalisé largement composé de bâti ancien. L’actualité est ici la mise à jour et la lecture de ces données, non un événement municipal. Pour les propriétaires vendeurs, les bailleurs et les acquéreurs, cette photographie donne un cadre chiffré pour situer un diagnostic individuel. Elle ne permet toutefois pas de déduire la situation d’un bien à partir de son seul emplacement dans la commune.

Le périmètre étudié est celui de Calais, dans le Pas-de-Calais, identifié par le code INSEE 62193. Le jeu local retient une population communale de référence de 67 571 habitants et contient 12 882 diagnostics enregistrés. Ces deux nombres décrivent des objets différents : des habitants d’un côté, des enregistrements de diagnostics de l’autre. Surtout, un même logement peut apparaître plusieurs fois dans la base. Les proportions présentées ne constituent donc pas un décompte des logements uniques de la commune. Il serait incorrect de présenter les 12 882 diagnostics comme autant d’habitations distinctes ou d’utiliser la population pour en tirer un taux de couverture du parc immobilier.

La classe D au premier plan, une classe E plus présente que F et G réunies

La classe D est la plus représentée, avec 4 759 diagnostics, soit 36,9 % des enregistrements. Elle précède la classe C, qui rassemble 3 874 diagnostics et 30,1 % du total. Ce profil invite à ne pas réduire la lecture énergétique locale aux seules étiquettes F et G. Celles-ci réunissent 1 137 diagnostics, soit 8,8 % des enregistrements, alors que la classe E représente à elle seule 2 792 diagnostics, ou 21,7 %. Le poids de E est donc un élément central de cette photographie. Il concerne la compréhension du corpus actuel, mais aussi sa lecture au regard des échéances locatives et du champ de l’audit énergétique réglementaire.

À l’autre extrémité de la distribution, les classes A et B restent peu représentées dans les diagnostics enregistrés : 29 pour A, soit 0,2 %, et 291 pour B, soit 2,3 %. Les classes F et G comptent respectivement 832 et 305 enregistrements. Pour un acquéreur ou un vendeur, cette répartition fournit un point de comparaison communal, sans établir une hiérarchie de valeur marchande entre les biens. Elle ne renseigne ni sur leur prix ni sur leur délai de vente. Elle ne démontre pas davantage qu’un logement donné pourrait atteindre une autre classe. La lecture utile consiste à situer son étiquette dans la distribution observée, sans lui attribuer des caractéristiques absentes du diagnostic individuel. Pour croiser ces repères avec le marché local, la page estimer votre bien à Calais restitue les ventes réelles de la commune.

  • A : 29 diagnostics enregistrés, soit 0,2 % ; B : 291, soit 2,3 %.
  • C : 3 874 diagnostics enregistrés, soit 30,1 % ; D : 4 759, soit 36,9 %.
  • E : 2 792 diagnostics enregistrés, soit 21,7 %.
  • F : 832 diagnostics enregistrés, soit 6,5 % ; G : 305, soit 2,4 %. L’agrégat F et G fourni est de 8,8 %.

À Calais, 68,3 % du bâti du corpus géolocalisé est antérieur à 1975

L’ancienneté du bâti constitue une autre caractéristique forte du profil calaisien étudié. Dans le corpus géolocalisé, la période dominante est 1948-1974, avec 37,4 %. La part du bâti antérieur à 1949 atteint 30,9 %, tandis que celle du bâti antérieur à 1975 est de 68,3 %. Les périodes antérieures à 2001 représentent, pour leur part, 90,5 %. Ces indicateurs décrivent la structure chronologique des observations disponibles. Ils donnent une place importante aux constructions anciennes dans la lecture locale, mais ils ne mesurent pas directement leur état actuel. Aucune information fournie ne permet notamment de reconstituer les interventions réalisées sur chaque bien depuis sa construction.

Ces repères chronologiques demandent deux précautions. D’abord, ils portent sur le corpus géolocalisé : ils ne doivent pas être appliqués mécaniquement aux 12 882 diagnostics pour produire des effectifs par période. Ensuite, les bornes publiées ne forment pas toutes des catégories séparées. La période 1948-1974 et l’ensemble « antérieur à 1949 » ne doivent donc pas être additionnés comme deux blocs indépendants. Pour un propriétaire ou un acquéreur, l’ancienneté aide à contextualiser le bien, mais elle ne suffit pas à expliquer son étiquette énergétique. Les données fournies ne croisent pas période de construction et classe DPE ; elles ne démontrent donc pas que l’âge serait la cause du classement observé.

Maisons et surfaces : des repères qui ne dessinent pas un logement type

Les maisons individuelles représentent 34,5 % dans l’extraction, et la surface médiane est de 69 m². Ces deux indicateurs complètent la photographie sans autoriser la description d’un bien calaisien standard. En particulier, la surface médiane n’est pas présentée comme celle des seules maisons individuelles. Il serait donc trompeur d’associer automatiquement les deux valeurs pour affirmer que la maison typique du corpus mesure 69 m². Pour les vendeurs comme pour les acquéreurs, la distinction est concrète : la catégorie du bien et sa surface doivent rester deux informations séparées tant qu’aucun croisement n’est disponible. Les caractéristiques collectives du corpus ne remplacent pas celles du bien considéré.

Une médiane est un repère central de distribution, pas une moyenne ni une norme à laquelle les biens devraient se conformer. La valeur de 69 m² ne précise pas l’étendue des surfaces observées ni leur répartition par classe énergétique. De même, la part des maisons individuelles ne donne pas le nombre de maisons uniques diagnostiquées, puisque les enregistrements peuvent comporter plusieurs apparitions d’un même logement. Cette limite devient particulièrement importante lorsqu’on aborde l’audit énergétique à la vente. La présence de maisons dans le corpus et celle d’étiquettes E, F ou G sont établies séparément ; leur intersection n’est pas chiffrée dans les faits disponibles pour Calais.

Gaz naturel et médianes énergétiques : situer un bien sans prédire sa facture

Le chauffage principal mis en avant dans l’extraction est le gaz naturel, présent dans 6 263 diagnostics enregistrés. Ce nombre est un marqueur du profil énergétique local, mais il ne correspond pas nécessairement à 6 263 logements distincts. Il ne permet pas non plus d’attribuer une classe énergétique aux biens concernés. Les données fournies ne détaillent pas la répartition des diagnostics au gaz naturel entre A, B, C, D, E, F et G. La coexistence d’une classe D dominante et d’une présence importante du gaz naturel ne prouve donc aucun lien causal entre ces deux constats. Ils décrivent deux dimensions du corpus qu’il faut garder distinctes.

La consommation médiane atteint 206 kWh/m²/an, et le coût énergétique annuel médian estimé est de 1 270 €. Ces indicateurs offrent aux lecteurs deux repères différents : une consommation rapportée à la surface et une estimation annuelle en euros. Ils ne constituent pas une promesse de facture pour un acquéreur ou un locataire. Rien n’établit non plus que le diagnostic situé à la médiane de consommation soit celui situé à la médiane de coût, ou qu’il concerne une surface de 69 m². Combiner ces médianes pour fabriquer le portrait énergétique d’un logement unique donnerait une précision artificielle. Leur utilité est comparative, à l’échelle du corpus, et non prédictive pour chaque bien.

Des secteurs identifiés, mais aucune hiérarchie locale de performance ou de risque

L’analyse locale mentionne cinq quartiers ou secteurs IRIS : Quartier Vauxhall, Calais Nord Notre-Dame, Hôtel de Ville Lafayette, Van Grutten et Fontinettes Fleurs. Leur présence indique les secteurs analysés, sans fournir ici de résultats énergétiques détaillés pour chacun. Il n’est donc pas possible de désigner l’un d’eux comme plus performant, plus ancien ou davantage concerné par les classes F et G. Pour un propriétaire qui souhaite situer son bien, cette absence de ventilation est importante : les 36,9 % de diagnostics classés D sont une donnée du périmètre local, pas une proportion attribuable à chacun des secteurs cités. Aucune comparaison chiffrée entre ces secteurs ne peut être établie.

Géorisques recense par ailleurs quatre familles de risques : inondation, séisme, risque industriel et transport de marchandises dangereuses. Le potentiel radon indiqué est de 1 ; la zone sismique n’est pas renseignée. Ces informations complètent la lecture immobilière, mais elles ne décrivent pas l’exposition précise de chaque adresse. La mention d’une famille de risques ne permet pas d’en attribuer la même intensité à tous les biens ni à tous les secteurs analysés. Inversement, une zone sismique non renseignée n’équivaut pas à une absence de risque sismique. Cette partie de la photographie doit donc rester distincte du DPE, sans rapprochement non documenté entre risque recensé et performance énergétique.

  • Secteurs analysés : Quartier Vauxhall, Calais Nord Notre-Dame, Hôtel de Ville Lafayette, Van Grutten et Fontinettes Fleurs.
  • Familles recensées par Géorisques : inondation, séisme, risque industriel et transport de marchandises dangereuses.
  • Informations complémentaires disponibles : potentiel radon de 1 ; zone sismique non renseignée.

À la vente, le poids de la classe E éclaire le sujet de l’audit énergétique

Pour les propriétaires vendeurs, la classe E mérite une attention particulière dans cette photographie : ses 2 792 diagnostics enregistrés représentent 21,7 % du total local. En métropole, l’audit énergétique réglementaire concerne la vente des maisons individuelles et des immeubles en monopropriété classés E, F ou G, avec une application à la classe E depuis le 1er janvier 2025. Le sujet ne se limite donc pas aux classes F et G. Le profil calaisien lui donne une portée particulière dans l’analyse, puisque E est plus représentée que F et G réunies. Ce constat reste cependant celui d’une distribution de diagnostics, pas d’un inventaire de ventes soumises à audit.

Les données ne permettent pas de chiffrer le nombre de biens actuellement proposés à la vente qui entreraient dans ce champ réglementaire. Elles ne donnent ni le croisement entre maisons individuelles et classes E, F ou G, ni un effectif d’immeubles en monopropriété concernés. Les 34,5 % de maisons ne peuvent donc pas être appliqués aux effectifs de ces classes pour estimer un volume d’audits. Pour un vendeur ou un acquéreur, la conséquence concrète de la lecture est de distinguer trois éléments : l’étiquette du bien, sa catégorie et le contexte de vente. La photographie communale explique l’importance du sujet, mais ne tranche pas la situation particulière d’un bien.

Pour les bailleurs, trois classes à lire selon des échéances distinctes

En métropole, les logements classés G ne satisfont plus le critère de décence énergétique pour un nouveau bail depuis le 1er janvier 2025. Les échéances prévues concernent ensuite la classe F en 2028 et la classe E en 2034. Au 24 septembre 2026, il faut donc distinguer la règle déjà entrée en application pour G des échéances annoncées pour F et E. Dans la base locale, G représente 305 diagnostics, F en compte 832 et E 2 792. Ces nombres donnent une échelle aux classes concernées dans le corpus, mais ils ne constituent pas un décompte de logements locatifs uniques touchés par chacune de ces échéances.

La base fournie ne distingue pas ici les biens loués, ceux occupés par leur propriétaire et ceux concernés par un nouveau bail. Il serait donc excessif de présenter les 1 137 diagnostics F et G comme autant de locations concernées, ou les 2 792 diagnostics E comme autant de futurs dossiers locatifs. L’enseignement propre à Calais reste néanmoins lisible : au-delà des classes F et G, la place de E élargit nettement le sujet énergétique dans les données locales. Pour les bailleurs comme pour les acquéreurs, la photographie sert à comprendre cette structure et les échéances associées, sans annoncer un prix, un délai de transaction ou une évolution certaine du classement d’un bien.

  • Classe G : critère de décence énergétique non satisfait pour un nouveau bail depuis le 1er janvier 2025 en métropole.
  • Classe F : échéance prévue en 2028.
  • Classe E : échéance prévue en 2034, à distinguer de son inclusion dans le champ de l’audit énergétique à la vente depuis le 1er janvier 2025.

Questions fréquentes

Les 12 882 diagnostics correspondent-ils à 12 882 logements à Calais ?

Non. La base contient 12 882 diagnostics enregistrés et un même logement peut apparaître plusieurs fois. Cet effectif ne donne donc pas le nombre de logements uniques diagnostiqués.

Quelle classe énergétique est la plus représentée dans l’extraction locale ?

La classe D arrive en tête avec 4 759 diagnostics enregistrés, soit 36,9 %. Elle précède C, à 30,1 %, puis E, à 21,7 %. Les classes F et G réunies représentent 8,8 %.

La classe E entre-t-elle dans le champ de l’audit énergétique à la vente ?

Oui. En métropole, l’audit énergétique réglementaire concerne la vente des maisons individuelles et des immeubles en monopropriété classés E, F ou G. L’application à la classe E date du 1er janvier 2025.

Sources officielles

Demander un devis gratuit