DPE du Quartier Vauxhall à Calais : bâti ancien, étiquettes et enjeux immobiliers

Publié le 13 septembre 2026 5 min de lecture

Dans le Quartier Vauxhall à Calais, les 1 316 DPE analysés décrivent un parc majoritairement composé d’appartements, avec une forte présence de constructions anciennes. Les logements classés F ou G représentent 6,5 % de cet ensemble, une proportion inférieure à celle observée dans la ville.

DPE du Quartier Vauxhall à Calais : bâti ancien, étiquettes et enjeux immobiliers — Calais

Le dossier énergétique du Quartier Vauxhall repose sur 1 316 diagnostics de performance énergétique géolocalisés, issus d’un échantillon de 13 208 DPE à Calais. Ces observations permettent de décrire les logements diagnostiqués, leur ancienneté et leurs performances, puis de les comparer aux repères communaux disponibles. Elles ne constituent toutefois pas un inventaire exhaustif de tous les logements du quartier. Pour un propriétaire, un acquéreur ou un locataire, leur intérêt est de fournir un contexte de lecture : quel bâti domine, quelles étiquettes sont les plus fréquentes et comment interpréter les consommations estimées ? Le résultat appelle une lecture nuancée, car Vauxhall associe une présence marquée du bâti ancien à une proportion de passoires énergétiques moins élevée que celle de Calais.

Un bâti marqué par les constructions d’avant 1948 : 41,0 %

ÉtiquetteLogements diagnostiqués (Quartier Vauxhall)Part du quartier
A00,0 %
B251,9 %
C39329,9 %
D47436,0 %
E33825,7 %
F534,0 %
G332,5 %
Source : ADEME, base DPE logements existants, diagnostics géolocalisés dans l'IRIS Quartier Vauxhall (Calais).

La période de construction dominante est celle d’avant 1948, qui représente 41,0 % des diagnostics du Quartier Vauxhall. Plus largement, 67,2 % concernent des logements construits avant 1975. L’ancienneté constitue donc une caractéristique centrale du parc observé, sans suffire à déterminer la performance d’un logement particulier. Le quartier est également majoritairement composé d’appartements : les maisons individuelles ne représentent que 20,7 % des biens diagnostiqués. La surface médiane atteint 67 m². Ces éléments donnent une image du bâti rencontré dans les données, mais ils ne renseignent pas directement sur les matériaux, l’isolation, le chauffage ou les rénovations déjà réalisés. Il faut donc distinguer le profil architectural général du quartier des caractéristiques techniques propres à chaque bien proposé à la vente ou à la location.

  • Avant 1948 : 41,0 % des diagnostics à Vauxhall, contre 30,9 % à Calais. Le bâti de cette période occupe une place plus importante dans l’échantillon du quartier.
  • Avant 1975 : 67,2 % des diagnostics du quartier. Cette donnée élargit le constat d’ancienneté, mais ne permet pas de savoir quels logements ont été rénovés.
  • Maisons individuelles : 20,7 % des logements diagnostiqués, le reste étant constitué d’appartements. Le profil énergétique global reflète donc principalement ces derniers.
  • Surface médiane : 67 m² dans le quartier, contre 69 m² à Calais. Il s’agit d’un repère de distribution, pas de la surface de chaque logement.

Les étiquettes D dominent avec 474 diagnostics

La classe D est la plus représentée dans le Quartier Vauxhall, avec 474 diagnostics, devant la classe C, qui en compte 393, puis la classe E, avec 338 observations. La distribution se concentre ainsi dans ces catégories intermédiaires plutôt qu’aux extrémités de l’échelle. La classe B rassemble 25 diagnostics et aucun logement de l’échantillon n’est classé A. À l’autre extrémité, 53 logements sont classés F et 33 sont classés G. Cette répartition montre qu’un quartier ancien ne se résume pas à ses logements les moins performants. Elle révèle aussi une diversité de situations qui interdit d’attribuer une étiquette type à une adresse sur le seul fondement de sa localisation. L’absence de classe A vaut pour les diagnostics analysés, sans prouver une absence dans l’ensemble du parc.

  • Classes A et B : aucun diagnostic A et 25 diagnostics B. Les meilleures étiquettes sont peu présentes dans les observations fournies.
  • Classe C : 393 diagnostics. Cette catégorie est la deuxième la plus représentée dans le quartier, derrière la classe D.
  • Classe D : 474 diagnostics. C’est l’étiquette la plus fréquente, mais elle ne décrit pas à elle seule la totalité du parc analysé.
  • Classe E : 338 diagnostics. Sa présence doit être distinguée des classes F et G, regroupées ici sous le terme de passoires énergétiques.
  • Classes F et G : respectivement 53 et 33 diagnostics, soit 86 logements au total et une part de 6,5 % dans le quartier.

6,5 % de passoires à Vauxhall, contre 8,9 % à Calais

Le principal contraste avec Calais concerne la proportion de logements classés F ou G : elle atteint 6,5 % à Vauxhall, contre 8,9 % dans l’échantillon de la ville. Le quartier compte donc proportionnellement moins de passoires, alors même que le bâti d’avant 1948 y est davantage représenté. Ce constat ne signifie pas que tous ses indicateurs énergétiques sont meilleurs. La consommation médiane est de 208 kWh/m²/an, contre 206 kWh/m²/an à Calais, tandis que le coût énergétique annuel médian estimé s’établit à 1 300 €, contre 1 270 €. Les valeurs du quartier sont ainsi légèrement supérieures sur ces deux indicateurs. Une moindre fréquence des étiquettes F et G et une consommation médiane un peu plus élevée peuvent coexister : ces mesures décrivent des aspects différents de la distribution.

Vendre à Vauxhall : situer son bien parmi 1 316 DPE

Pour préparer une vente dans le Quartier Vauxhall, les 1 316 diagnostics apportent surtout un cadre de comparaison. Un propriétaire peut situer l’étiquette de son logement par rapport aux classes les plus fréquentes, notamment D et C, puis présenter les caractéristiques propres au bien. La forte proportion de constructions anciennes invite à documenter l’état réel du logement plutôt qu’à laisser sa date de construction résumer sa performance. Les éventuels travaux déjà réalisés ne doivent être évoqués que s’ils sont connus et justifiés. Pour un acquéreur, la part de 6,5 % de passoires ne dispense pas d’examiner le diagnostic du logement visité. Ces statistiques ne renseignent ni sur la valeur de vente, ni sur une éventuelle négociation, ni sur la facilité à trouver un acheteur.

Louer à Vauxhall : contextualiser l’estimation de 1 300 € par an

Pour une mise en location, le coût énergétique annuel médian estimé de 1 300 € offre un repère de quartier, mais ne constitue pas un budget individuel à annoncer comme certain. Le bailleur comme le candidat locataire ont intérêt à distinguer cette médiane de l’estimation inscrite dans le DPE du bien concerné. Dans un parc principalement composé d’appartements, avec seulement 20,7 % de maisons, la comparaison doit aussi tenir compte du type de logement et de sa surface. Les 86 logements classés F ou G identifient les situations les moins performantes de l’échantillon, sans permettre de conclure au statut locatif d’une adresse précise. Les faits fournis ne comportent aucun calendrier réglementaire : ce dossier ne permet donc pas, à lui seul, de déterminer les conditions juridiques d’une mise en location.

Questions fréquentes

Le Quartier Vauxhall est-il plus performant que Calais sur le plan énergétique ?

La réponse dépend de l’indicateur retenu. Vauxhall présente moins de logements F ou G en proportion : 6,5 %, contre 8,9 % à Calais. En revanche, sa consommation médiane est légèrement supérieure, à 208 kWh/m²/an contre 206 kWh/m²/an, tout comme son coût énergétique annuel médian estimé, à 1 300 € contre 1 270 €. Il serait donc réducteur de présenter le quartier comme globalement plus performant à partir de la seule part de passoires.

Un logement ancien à Vauxhall est-il nécessairement classé F ou G ?

Non : les données ne permettent pas d’assimiler ancienneté et mauvaise étiquette. Les constructions d’avant 1948 représentent 41,0 % des diagnostics, tandis que les classes F et G ne concernent que 6,5 % de l’échantillon. La classe D est la plus fréquente, avec 474 diagnostics. Aucun croisement détaillé entre âge et étiquette n’est fourni ; il faut donc consulter le DPE individuel pour connaître la performance d’un logement ancien donné.

Peut-on utiliser les chiffres du quartier pour présenter un logement à vendre ou à louer ?

Oui, à condition de les présenter comme un contexte statistique et non comme les caractéristiques du bien. Les 1 316 DPE renseignent sur le quartier, mais la surface médiane de 67 m² et le coût annuel médian estimé de 1 300 € ne décrivent pas chaque logement. Pour une vente ou une location, les informations propres au bien doivent rester distinctes de ces repères, qui ne permettent de déduire ni sa valeur immobilière ni ses conditions juridiques de location.

Sources officielles

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