DPE à Fontinettes Fleurs à Calais : bâti ancien et lecture des étiquettes

Publié le 13 septembre 2026 5 min de lecture

À Fontinettes Fleurs, à Calais, les 697 DPE analysés décrivent un parc majoritairement ancien où l’étiquette D est la plus représentée. La part de logements classés F ou G atteint 8,6 %, un niveau proche de celui de la ville, mais qui ne résume pas les caractéristiques énergétiques du quartier.

DPE à Fontinettes Fleurs à Calais : bâti ancien et lecture des étiquettes — Calais

Le dossier énergétique de Fontinettes Fleurs repose sur 697 diagnostics de performance énergétique géolocalisés, au sein d’un échantillon de 13 208 DPE analysés à Calais. Ces observations permettent de décrire les biens diagnostiqués dans le quartier, leurs périodes de construction, leurs étiquettes et plusieurs valeurs médianes. Elles ne constituent toutefois pas un inventaire exhaustif de tous les logements du secteur. Pour lire ces résultats, il faut distinguer la structure du bâti, la répartition des classes énergétiques et les caractéristiques propres à chaque bien. Le quartier associe une forte présence de constructions anciennes à une proportion de passoires énergétiques légèrement inférieure à celle de la ville. Cette combinaison invite à ne pas déduire automatiquement la performance d’un logement de son seul âge.

Un bâti dominé par les constructions d’avant 1948

ÉtiquetteLogements diagnostiqués (Fontinettes Fleurs)Part du quartier
A10,1 %
B81,1 %
C16523,7 %
D29742,6 %
E16623,8 %
F405,7 %
G202,9 %
Source : ADEME, base DPE logements existants, diagnostics géolocalisés dans l'IRIS Fontinettes Fleurs (Calais).

L’ancienneté du bâti est la caractéristique la plus marquante de Fontinettes Fleurs : 68,3 % des diagnostics concernent des logements construits avant 1948, contre 30,9 % à l’échelle de Calais. La part des constructions antérieures à 1975 atteint 86,9 % dans le quartier. Les maisons individuelles représentent 38,0 % des biens diagnostiqués, le reste correspondant à des appartements, qui sont donc majoritaires dans l’échantillon. Ces chiffres décrivent un secteur nettement plus ancien que le profil communal, sans permettre de préciser les matériaux, les systèmes de chauffage ou les travaux déjà réalisés. Ils ne donnent pas non plus la répartition des étiquettes entre maisons et appartements. Pour un bien particulier, la période de construction et le type de logement doivent ainsi être rapprochés de son propre diagnostic.

  • Avant 1948 : cette période dominante représente 68,3 % des diagnostics du quartier. Elle constitue un repère sur l’âge du parc observé, et non une indication suffisante de la qualité énergétique de chaque logement.
  • Avant 1975 : la proportion atteint 86,9 %. Cette donnée confirme le poids du bâti ancien, mais ne renseigne pas sur la date ou la nature d’éventuelles rénovations.
  • Maisons individuelles : leur part est de 38,0 %, les autres biens étant des appartements. Les données fournies ne permettent pas de comparer la performance énergétique de ces deux catégories.

L’étiquette D domine les 697 diagnostics analysés

Avec 297 diagnostics, la classe D est la plus représentée à Fontinettes Fleurs. Les classes E et C suivent, avec respectivement 166 et 165 diagnostics, soit des effectifs presque identiques. À l’autre extrémité de la répartition, les classes A et B comptent respectivement 1 et 8 diagnostics. Les logements classés F sont au nombre de 40, tandis que 20 sont classés G. L’ensemble dessine une répartition principalement située autour des classes C, D et E, plutôt qu’aux extrêmes de l’échelle. Cette lecture nuance l’image que pourrait suggérer la seule ancienneté du quartier. Elle ne permet cependant pas d’expliquer pourquoi un bien obtient une étiquette donnée : les caractéristiques techniques et les éventuels travaux des logements ne figurent pas dans les faits disponibles.

  • Classes A et B : 1 diagnostic en A et 8 en B. Ces étiquettes sont peu présentes dans l’échantillon étudié ; aucune information ne permet d’identifier les caractéristiques des biens concernés.
  • Classes C et D : 165 diagnostics en C et 297 en D. La classe D constitue le principal point de repère de la distribution locale, sans être une étiquette attribuable par défaut à un logement du quartier.
  • Classe E : 166 diagnostics. Sa présence est presque équivalente à celle de la classe C, ce qui souligne la diversité des résultats derrière le profil général du secteur.
  • Classes F et G : 40 diagnostics en F et 20 en G. Ces 60 logements représentent 8,6 % de l’échantillon du quartier et correspondent aux passoires énergétiques recensées dans les données.

Une comparaison avec Calais qui dépend de l’indicateur retenu

La comparaison avec Calais ne conduit pas à un classement uniforme du quartier. La part de passoires F et G est de 8,6 % à Fontinettes Fleurs, contre 8,9 % pour la ville entière : les niveaux sont proches, avec une proportion légèrement inférieure dans le quartier. En revanche, la consommation médiane y atteint 222 kWh/m²/an, contre 206 kWh/m²/an à l’échelle communale. Le coût énergétique annuel médian estimé est presque identique : 1 269 € dans le quartier et 1 270 € pour Calais. La surface médiane est toutefois plus petite, à 62 m² contre 69 m². Ces indicateurs doivent rester distincts : une proportion de F et G un peu plus faible ne signifie pas que tous les autres résultats énergétiques sont plus favorables.

Vendre à Fontinettes Fleurs : situer le bien sans généraliser

Pour préparer une vente à Fontinettes Fleurs, les données du quartier servent avant tout à contextualiser le DPE du bien présenté. Un logement classé D se situe dans la catégorie la plus fréquente de l’échantillon, avec 297 diagnostics, mais cela ne suffit pas à le comparer techniquement aux autres biens de cette classe. Inversement, une construction antérieure à 1948 ne peut pas être présumée classée F ou G au seul motif de son âge. Le vendeur peut distinguer clairement les caractéristiques de son logement des statistiques locales, puis s’appuyer sur son diagnostic pour répondre aux questions de l’acquéreur. Les chiffres disponibles ne mesurent ni l’effet d’une étiquette sur la valeur de vente, ni la réaction des acheteurs, ni l’impact de travaux éventuels sur une transaction.

Louer dans le quartier : examiner le DPE propre au logement

Dans un projet de location, le coût annuel médian estimé de 1 269 € donne un ordre de lecture du quartier, mais ne constitue pas un budget garanti pour le futur occupant. L’analyse doit porter sur le logement proposé, sa surface et les informations de son propre DPE, plutôt que sur une extrapolation des médianes locales. La présence de 60 logements classés F ou G signale également que certains biens du secteur nécessitent une attention particulière à leur situation énergétique. Les faits fournis ne comportent cependant aucun élément réglementaire permettant de déterminer les conditions de mise en location d’un bien précis. Ils ne permettent pas davantage de prescrire des travaux. Pour le bailleur comme pour le locataire, le profil du quartier éclaire donc la lecture, sans remplacer l’examen individuel.

Questions fréquentes

Fontinettes Fleurs compte-t-il davantage de passoires énergétiques que Calais ?

Non, dans les données analysées, les logements classés F ou G représentent 8,6 % des diagnostics du quartier, contre 8,9 % pour Calais. Cela correspond à 60 logements, dont 40 en F et 20 en G. Cette proportion légèrement inférieure ne signifie pas que le quartier est plus performant sur tous les indicateurs : sa consommation médiane est de 222 kWh/m²/an, contre 206 pour la ville.

Le bâti ancien explique-t-il à lui seul les étiquettes du quartier ?

Les chiffres fournis ne permettent pas d’établir ce lien. Si 68,3 % des diagnostics concernent des constructions antérieures à 1948, la classe la plus fréquente reste D, avec 297 diagnostics. Aucun croisement entre âge du bâti et étiquette n’est disponible. Il serait donc incorrect d’attribuer une classe énergétique à un logement uniquement à partir de sa période de construction.

Peut-on utiliser le coût médian pour estimer les dépenses d’un bien à vendre ou à louer ?

Le montant annuel médian estimé de 1 269 € est un repère statistique, pas une estimation individualisée. La surface médiane de 62 m² ne correspond pas nécessairement au bien envisagé. Pour présenter ou examiner un logement à vendre ou à louer, il faut distinguer ces données de contexte des résultats de son propre DPE. Les statistiques ne renseignent pas les dépenses réelles de ses occupants.

Sources officielles

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